Page 24 - Revue Monaco Droit N°1
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B. La formalisation de la maîtrise des
risques
Pour être effective, la gestion des risques présents et futurs
doit être structurée et documentée.
Le droit monégasque soumet les sociétés à des exigences
organisationnelles croissantes et transversales, avec la mise
en place de politiques et procédures internes formalisées, la
désignation de responsables de la conformité, des dispositifs
de formation continue, et un contrôle interne permanent.
La formalisation ne constitue plus un simple outil de gestion.
La capacité de la société à documenter ses dispositifs internes
et ses actions est érigée en un mécanisme probatoire essentiel.
Elle permet de démontrer la diligence de l’entreprise en cas
de contrôle, de prévenir ou d’engager plus favorablement
l’appréciation de sa responsabilité en cas de contentieux.
La responsabilisation ne vise pas à restreindre la liberté
d’entreprendre ou la prise de risque, à freiner l’initiative
économique, mais à instaurer une approche plus rationnelle
du risque pour le neutraliser, structurée autour des obligations
de sécurité, de vigilance et de formalisation.
À cet égard, les sociétés sont des acteurs à part entière de la
dynamique de régulation, contribuant aux côtés de l’État, à la
prévention et à l’encadrement des risques.
Dans ce contexte, le rôle de l’avocat évolue lui aussi. Face à
l’exigence croissante de structuration préventive, sa mission
s’étend à la formation, l’accompagnement des sociétés dans
la formalisation de dispositifs internes de vigilance, de
conformité et de gestion des risques.
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