Page 11 - Revue Monaco Droit N°1
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MONACO DROIT | JUIN 2025 | DOSSIER D’ACTUALITÉ
Philippe ORTELLI
Président de la Fédération des Entreprises Monégasques
(FEDEM)
sommes davantage dans la relation contractuelle, légale,
judiciaire qu’autrefois. Cela pèse sur l’entrepreneur, qui
pendant ce temps, ne peut pas produire, créer de la richesse,
animer les équipes et développer l’économie. Aujourd’hui,
nous passons beaucoup plus de temps sur le juridique qu’il
y a 20 ans”.
“Je suis ici d’abord pour porter la parole de 800 entreprises
adhérentes de la FEDEM, une grande majorité de PME,
représentatives du tissu économique monégasque. En effet,
sur 3900 entreprises en Principauté, les deux tiers ont moins
de 5 salariés et la moyenne indiquée par l’IMSEE est de 13
salariés par entreprise.
Le droit régule notre manière de travailler ensemble. Ce
sont les règles du vivre-ensemble dans l’entreprise, dans
l’interaction avec les salariés, les fournisseurs, les sous-
traitants, les clients. Une société se crée avec une ambition,
une vision, une conscience qu’il y a quelque chose à faire, à
un moment donné, pour développer une activité, apporter
un nouveau produit, un nouveau service ou un service de
meilleure qualité. Cette vision est portée par un ou plusieurs
associés. On met ensuite des moyens humains, techniques
et financiers pour développer cette activité. À Monaco,
dans les cinq secteurs d’activité principaux - le bâtiment et
l’immobilier, la banque-finance, les commerces de gros et
de détail, l’hôtellerie-restauration et l’industrie – l’économie
se porte bien, avec des sociétés qui se maintiennent dans le
temps, très peu de faillites, la création de 1000 emplois par
an en moyenne, et tout cela fonctionne grâce à un droit bien
conçu, même s’il peut toujours être modernisé.
Une préoccupation doit toutefois nous guider : nous
devons avoir un droit adapté à un tissu de PME. C’est
très important, pour que l’entrepreneur puisse se dédier au
développement de son activité, gérer son personnel et n’ait
pas l’esprit absorbé par de l’administratif ou des formalités
périphériques. Les entreprises adhérentes de la FEDEM
m’alertent sur le fait qu’une part plus importante de leur
temps de travail est dédiée à des questions juridiques. Nous
“Nous devons avoir
un droit adapté à
un tissu de PME.”
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