Page 6 - Revue Monaco Droit N°2
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PORTRAITS
Julie SIRERE, Directeur de Cabinet
Camille QUILICO, Secrétaire Général
Madame SIRERE, vous êtes le premier Directeur de Cabinet au Secrétariat d’État à la
Justice. Pourquoi ce poste a-t-il été créé ?
JS. Le Secrétariat d’État à la Justice évolue. Il s’agrandit, se
structure, se professionnalise. Au-delà des entités habituelles
qu’il est appelé à administrer (les juridictions, le greffe général,
le parquet général et la maison d’arrêt), il a aujourd’hui,
comme le Ministère d’État, de nouveaux services sous son
autorité : le Service de Gestion des Avois Saisis et Confi squés
(SGA) et l’Institut Monégasque de Formation aux Professions
Judiciaires (IMFPJ).
Pour gérer l’ensemble de ces entités et services, il faut
renforcer l’équipe de Direction. En effet, le Secrétaire d’État à
la Justice exerce une fonction comparable à celle du Ministre
d’État, dans le secteur de la Justice. Il est donc cohérent qu’il
soit également assisté d’un Directeur de Cabinet.
Le Directeur de Cabinet et le Secrétaire Général
forment un binôme autour du Secrétaire
d’État à la Justice. Quelles sont vos missions
communes ?
JS et CQ. Le Directeur de Cabinet et le Secrétaire Général
mettent en œuvre la politique du Secrétaire d’État dans le
domaine de l’administration de la justice. Nous appliquons
ses directives pour la direction et la coordination des services
judiciaires. Nous avons également un rôle de conseil et il peut
nous arriver d’assurer un rôle de représentation du Secrétaire
d’État lors de certaines réunions et manifestations.
Nous assurons, par ailleurs la communication de l’Institution
judiciaire ; sujet primordial à l’heure actuelle, où il est
essentiel de rendre la Justice accessible. Enfi n, nous pilotons
toutes sortes de travaux juridiques, tel que l’élaboration des
textes en lien avec la Justice.
Le Directeur de Cabinet a-t-il également des
missions propres ?
JS. Oui, j’ai, par ailleurs, des missions spécifi ques, consistant
notamment à superviser les sujets d’action publique et à
élaborer les circulaires pénales. À l’échelle internationale,
j’assure le suivi des conventions et des protocoles
internationaux et la représentation effective de la justice
monégasque au sein des instances internationales. Dans
ce cadre, j’ai la chance de pouvoir compter sur l’équipe de
juristes de la Direction.
Quelles étaient vos fonctions auparavant et
en quoi vous ont-elles préparée à assumer vos
missions ?
JS. Avant d’arriver à Monaco, j’ai exercé en tant que magistrat
du ministère public en France pendant un peu plus de 15 ans.
J’ai ainsi travaillé dans des juridictions et dans différents
services du Parquet (permanence générale, mineurs,
exécution des peines…).
Mon dernier poste était celui de chef du service de la
criminalité organisée au Parquet de Toulouse, un service
passionnant dans lequel j’ai pu assurer le suivi de politiques
pénales spécialisées, défi nir des stratégies, développer la
saisie des avoirs criminels mais aussi organiser des groupes
de travail et séminaires internationaux pour lutter au mieux
contre cette criminalité.
Durant ma carrière et en parallèle de mes activités
juridictionnelles, j’ai eu la chance d’enseigner à l’École
Nationale de la Magistrature à Bordeaux et d’assurer
l’accompagnement des magistrats en formation en juridiction.
J’ai également été amenée à assurer les fonctions de Secrétaire
générale au parquet de Toulouse.
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